Le rôle de l’orthophoniste auprès des personnes présentant un début de trouble neurodégénératif
- Sarah-Ann Lelièvre

- il y a 2 heures
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Les troubles cognitifs, qu'ils soient légers ou liés à des maladies neurodégénératives (comme l'Alzheimer), affectent la mémoire, l'attention, le raisonnement et, souvent, la communication et la déglutition. Beaucoup de gens pensent que l'orthophonie est réservée aux enfants ou aux cas très avancés de maladies neurodégénératives, mais ce n'est pas le cas!
Il n’est pas nécessaire d’avoir un diagnostic précis pour consulter un orthophoniste. Dès les premiers signes de déclin cognitif ou langagier, une évaluation et un accompagnement en orthophonie peuvent être bénéfiques pour mettre des moyens en place de manière précoce pour préserver la qualité de vie et le fonctionnement au quotidien le plus longtemps possible.

Pourquoi consulter dès les premiers symptômes d'un trouble neurodégénératif ?
Consulter un orthophoniste de manière préventive ou dès l'apparition de légers symptômes (oublis fréquents, difficultés à trouver ses mots, problèmes d'organisation du discours, difficultés à comprendre l'humour et les propos plus complexes) est crucial pour plusieurs raisons :
Ralentir le déclin : Une prise en charge précoce permet de stimuler et d'entretenir les capacités cognitives restantes. Cela peut aider à ralentir la progression des troubles.
Maintenir l'autonomie et la qualité de vie : En travaillant sur la communication, l'orthophoniste aide à préserver les interactions sociales et la capacité à réaliser les tâches quotidiennes.
Mieux comprendre : Le bilan initial permet de clarifier la nature des difficultés et d'adapter l'environnement ou les stratégies de communication pour la personne et son entourage.
Quel est le rôle de l'orthophoniste?
L’orthophoniste occupe une place centrale dans la détection, la prévention et la prise en charge des troubles cognitifs et langagiers liés au vieillissement ou à une maladie neurodégénérative.
L'évaluation approfondie : Bilan des fonctions langagières et des fonctions cognitives pouvant influencer le langage pour identifier les forces et les faiblesses.
La stimulation cognitive : Mise en place d'exercices personnalisés pour maintenir l'activité cérébrale.
Les stratégies de communication : Enseignement de techniques pour faciliter les échanges.
La rééducation des troubles associés : Prise en charge des troubles du langage (aphasie, manque du mot) et de la déglutition.
L'accompagnement de l'entourage : Conseils pratiques pour les aidants afin qu'ils comprennent mieux la maladie et puissent soutenir efficacement leur proche au quotidien.

Si vous ou un proche remarquez des changements au niveau des capacités langagières, n'hésitez pas. Consulter tôt, c'est investir dans le maintien de l'autonomie et du bien-être à long terme. Ainsi, attendre un diagnostic formel n’est pas nécessaire : un simple doute ou constat de déclin suffit pour bénéficier d’un accompagnement adapté.
Article de blogue rédigé par : Sarah-Ann Lelièvre, orthophoniste en
partenariat avec la Clinique Oratio.
Sources :
Association québécoise des orthophonistes et des audiologistes (AQOA). (s.d.). Aphasie. Dans Troubles et pathologies. Repéré le 31 octobre à 2025 à https://www.aqoa.qc.ca/fr/troubles-et-pathologies/aphasie
Macoir, J. (2024). Thème 4 : Troubles neurocognitifs : critères généraux, démarche clinique générale; approches de traitement des troubles du langage et de la communication [Notes de cours, ORT 6016 – Troubles acquis du langage oral et écrit II, Université Laval].





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