Le sommeil, pourquoi tant en parler ?

Dodo l’enfant do… Au clair de la lune… Brille brille petite étoile… Trois comptines plus tard et votre enfant ne dort toujours pas ? Passer des nuits blanches parce que votre enfant ne veut pas s’endormir, est-ce que ça vous dit quelque chose ?


N’ayez crainte, plusieurs parents se trouvent dans cette situation, surtout au début de la vie de l’enfant. Il est de plus en plus question de l’importance du sommeil chez l’enfant.


Cela peut paraître mystérieux lorsqu’on ne connaît pas le rôle du sommeil, les bénéfices qu’il peut apporter lorsqu’il est adéquat ou les effets néfastes s’il est de moins bonne qualité.



Quel est le rôle du sommeil chez l’enfant ?


Il est faux de croire que notre corps est complètement arrêté lorsqu’on est au repos. En effet, plusieurs fonctions sont en branle lorsque nous sommes au lit. Une de celle-ci se décrit brièvement par un « ménage » qui est fait dans le cerveau. Plus précisément, lors du sommeil, les éléments non pertinents qui ont été vécus pendant la journée sont éliminés de notre cerveau et les autres éléments plus importants sont renforcés et emmagasinés en mémoire (Tessier, 2015). Ceci définit un rôle important du sommeil. Par contre, d’autres fonctions peuvent être nommées comme le simple fait de se reposer pour être plus productif et pour avoir un humeur plus stable.


Quels sont les bénéfices d’un sommeil adéquat chez l’enfant ?


Comme décrit sommairement au point précédent, le sommeil est un élément important pour l’apprentissage chez les enfants. En effet, lorsqu’il est au lit, des connexions se font dans son cerveau pour lui permettre de se rappeler des éléments importants en plus de le rendre disposé aux tâches qui lui seront proposées au courant de la journée. Dans le même ordre d’idées, la mémoire serait bonifiée aussi lors du sommeil, selon certaines études (Tessier, 2015). Pour arriver à un sommeil de qualité et être en mesure d’en retirer les bénéfices, il faut bien évidemment intégrer une routine de sommeil dès le plus jeune âge. Vous pouvez vous référer à l’article intitulé « Qu’est-ce qu’une bonne routine ? » pour voir l’importance que celle-ci peut avoir au quotidien. En plus d’intégrer une routine, d’autres éléments peuvent être intéressants à implanter pour faciliter la venue du dodo. Voici quelques trucs en rafale :


  • L’enfant doit être en mesure d’associer sa chambre à l’endroit où il dort. Ainsi, il est contre-indiqué d’utiliser cet endroit à titre de lieu punitif, car il ne se sentira plus en sécurité et paisible à cet endroit.


  • Offrez-lui un moment de calme avant le moment du sommeil en faisant jouer de la musique calme, en tamisant les lumières ou en racontant des histoires. Cela permettra à son organisme de se préparer au sommeil.


  • Évitez de lui présenter des écrans d’appareils électroniques avant qu’il ne se mette au lit. En effet, la lumière bleue produite par les écrans nuit à la production de la mélatonine, hormone associée au sommeil (CHU Sainte-Justine, 2018).


Quels peuvent être les impacts d’un mauvais sommeil chez l’enfant ?


Oui, un sommeil de qualité vient avec d’agréables bénéfices. L’inverse est aussi vrai : un sommeil de mauvaise qualité peut avoir des impacts négatifs dans la vie de l’enfant en question.


En effet, certaines études révèlent que des problèmes de sommeil viennent avec des problèmes de comportement pendant la journée. Des liens entre un mauvais sommeil et le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) commencent à être exposés dans la littérature. D’autres études exposent aussi des liens entre difficulté de sommeil et performance académique. Finalement, un sommeil de piètre qualité augmenterait aussi les risques d’obésité chez les enfants. Bref, on voit ici quelques impacts négatifs qui peuvent survenir à la suite d’un sommeil de moins bonne qualité.


En somme, le sommeil lui-même a un rôle important à jouer sur le développement de l’enfant tout en étant accompagné de bénéfices, s’il est de qualité, ou d’impacts négatifs, s’il est de moins bonne qualité. Bref, en espérant que ces informations aident vos enfants à tomber dans les bras de Morphée la prochaine fois … et que vous puissiez profiter un peu de ce temps pour prendre soin de vous !



Article écrit par : Aurélie Lafontaine, éd. spéc., étudiante au baccalauréat en psychoéducation


Références :


CHU Sainte-Justine (2018). « Hygiène du sommeil pour l’enfant de 2 à 12 ans » https://www.chusj.org/getmedia/e7af6f74-0a00-4816-ab78-c66a9a184bc9/depliant_F-592_Hygiene-du-sommeil-2-a-12-ans_web.pdf.aspx?ext=.pdf


Tessier, Sophie (2015). « Interaction entre le sommeil et les fonctions cognitives chez les enfants autistes » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en psychologie.


Touchette, Évelyne (2007). « Évolution des caractéristiques, des déterminants et des répercussions du sommeil chez le jeune enfant » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université de Montréal, Département de psychologie.





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