Bégaiement et intimidation : prévenir plutôt que guérir
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Le bégaiement peut malheureusement exposer certains enfants à des commentaires, des moqueries ou de l’exclusion. Bien que tous les enfants qui bégaient ne vivent pas d’intimidation, il est essentiel de miser sur la prévention, autant à la maison qu’à l’école. Prévenir permet de protéger l’estime de soi de l’enfant… avant que des blessures s’installent.

Pourquoi les enfants qui bégaient peuvent être plus vulnérables
L’intimidation cible souvent ce qui est perçu comme « différent ». Le bégaiement, parce qu’il est visible et audible, peut attirer l’attention des autres enfants. Les réactions négatives viennent parfois d’un manque de compréhension plutôt que d’une intention de blesser, ce qui rend l’éducation encore plus importante.
Prévenir à la maison : bâtir la confiance
Un enfant qui se sent en sécurité pour parler à la maison aura plus de ressources pour faire face à l’extérieur. Encouragez votre enfant à s’exprimer librement, sans corriger sa parole. Parlez ouvertement du bégaiement et aidez-le à mettre des mots sur ce qu’il vit :
« Qu’est-ce que ça te fait quand quelqu’un te dit que tu parles lentement ? »
Vous pouvez aussi pratiquer des réponses simples que l’enfant pourrait utiliser, comme :
« Je bégaie, mais j’ai quand même le droit de prendre mon temps. »
Prévenir à l’école : s’entourer d’alliés
Lorsque possible, informer les adultes de l’école (enseignant(e), éducateur(rice), direction) permet d’anticiper les situations à risque. Une courte discussion en classe sur les différentes façons de parler peut normaliser la diversité et réduire les comportements de moquerie. D'ailleurs, Tom et les supers différents : atelier de sensibilisation à la différence dans les écoles est un atelier offert à ce sujet par l'Association des jeunes bègues du Québec (AJBQ). Il est tout aussi possible de faire un atelier « maison » aussi.
Quand intervenir en lien avec le bégaiement et l'intimidation
Si votre enfant rapporte des moqueries ou montre des signes d’évitement, d’anxiété ou de retrait, il est important d’agir rapidement. Une orthophoniste peut soutenir l’enfant, mais aussi outiller les parents et collaborer avec l’école.
Résumé
L’objectif n’est pas de rendre l’enfant « moins différent », mais de lui donner des outils pour être fier des messages qu'il désire transmettre. En misant sur la prévention, on protège bien plus que la parole : on protège l’enfant dans son intégrité et sa confiance.

Si vous avez des questions concernant la fluidité de la parole de votre enfant, n'hésitez pas à consulter les orthophonistes de la Clinique ORpair.
De plus, n'hésitez pas à consulter notre éducatrice spécialisée si les moqueries créent des enjeux au niveau du développement socioaffectif.
Article de blogue rédigé par : Aurélie Lafontaine, orthophoniste en
partenariat avec la Clinique ORpair.
Source :
AJBQ. (s.d.). Atelier Tom et les Supers Différents. Repéré à https://www.ajbq.qc.ca/atelier-tom-et-les-super-differents (Page consultée le 9 décembre 2025)
Kabola. (2017). Quand un trouble de la parole mène à l’intimidation. Repéré à https://kabola.ca/quand-un-trouble-de-la-parole-mene-a-lintimidation/ (Page consultée le 9 décembre 2025)





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